Éducation des filles et égalité des sexes | Partenariat mondial pour l'éducation

Éducation des filles et égalité des sexes

Pour le Partenariat mondial pour l’éducation, l’éducation des filles et l’égalité des sexes sont des piliers essentiels de sa vision, c’est-à-dire améliorer l’apprentissage et l’équité pour tous à l’horizon 2020, grâce à des systèmes éducatifs renforcés.

Depuis 2000, les pays en développement partenaires du GPE ont fait des progrès remarquables en faveur de la scolarisation des filles. Malheureusement, lorsqu’il s’agit d’accéder à l’école primaire ou d’achever le cycle secondaire, celles qui sont issues des ménages les plus pauvres, vivant dans des zones isolées ou rurales, souffrant d’un handicap ou issues d’un groupe ethnique ou linguistique minoritaire restent défavorisées de façon disproportionnée.

Des données incontestables démontrent que le maintien des filles à l'école et l'assurance qu'elles puissent apprendre dans un environnement sécurisé et bienveillant, engendrent de nombreux bénéfices pour les filles elles-mêmes, leur famille, leur communauté, ainsi que l'ensemble de la société.

Dans de nombreux pays cependant, les filles ont encore besoin de soutien pour surmonter  les nombreux obstacles à leur éducation. Il s’agit par exemple de la distance domicile-école, des normes et pratiques culturelles liées au genre, de la violence liée au genre en milieu scolaire et du mariage précoce ou forcé. Les garçons, comme les filles, sont eux aussi confrontés à des obstacles en matière d'éducation de qualité, dans les zones touchées par un conflit où la sécurité se trouve compromise ; ou bien s’ils vivent dans des ménages qui dépendent de leur travail ou revenu.

De nombreux investissements démontrent heureusement qu’il est possible de surmonter ces obstacles à l’égalité des sexes en matière d’éducation. Ces investissements peuvent, par exemple, permettre de garantir la sécurité des établissements, de recruter davantage d'enseignants de sexe féminin, de développer des formations des enseignants, ainsi que des matériels pédagogiques sensibles au genre, de fournir des transferts monétaires, des bourses ou allocations, des campagnes de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Investir dans l’éducation et l’égalité des sexes constitue un soutien non seulement pour les filles mais également les garçons, ainsi que pour leur famille, leur communauté et les générations futures.

L’éducation joue un rôle clé dans les progrès pour atteindre l’égalité des sexes, car elle permet d’émanciper filles et garçons, de leur apporter les compétences et connaissances nécessaires pour rester en bonne santé, être en capacité de prendre des décisions quant à leur vie, sécuriser un emploi mieux rémunéré et être actifs dans le développement de leur communauté et de la société en général.

Les objectifs de développement durable (ODD) N°4 (relatif à la qualité de l'éducation) et 5 (relatif à l'égalité des sexes) représentent, associés, un énorme pouvoir d'impact positif sur de nombreux autres ODD, notamment la croissance économique, la bonne santé et le bien-être, et la réduction de la pauvreté.

Zoom sur...

Une nouvelle étude de la Banque mondiale et du Centre international de recherche sur les femmes (CIRF) portant sur les impacts économiques du mariage précoce suggère d’importants impacts négatifs sur...
Pour atteindre l'ODD 4 et l'Aspiration 6 de l’Agenda 2063, les États doivent investir dans une éducation de qualité pour les enfants les plus laissés pour compte, en particulier les filles...
Rihanna, ambassadrice mondiale du GPE, a visité le Malawi avec Julia Gillard et Hugh Evans début 2017. Pendant son séjour, elle y a rencontré des élèves, des enseignants, des représentants du...
Découvrez comment un programme permet à davantage de filles d'aller à l'école au Soudan du sud.
Le GPE donne des incitations financières aux familles pour qu’elles envoient leurs filles à l’école.
Explorez les défis auxquels les filles sont confrontées dans les pays en développement pour avoir accès à l'éducation et les avantages que l'éducation peut leur apporter

L'enjeu

  • Tandis que la parité des sexes en termes de scolarisation dans le primaire est atteinte dans de nombreux pays, pour ce qui est de la scolarisation et l’achèvement dans le cycle secondaire, les filles restent à la traîne.
  • 61 millions de filles en âge du primaire ou du premier cycle du secondaire dans le monde ne sont pas scolarisées.
  • Deux fois plus de filles que de garçons n'iront jamais à l'école.
  • Au niveau du cycle primaire, seuls 26 % des pays à faible revenu affichent la parité entre les sexes en termes de taux de scolarisation ; 58 % affichent des inégalités et 16 % ne disposent pas de données récentes sur le sujet.
  • Près de deux tiers des analphabètes dans le monde sont des femmes.
  • Les obstacles à l’égalité des sexes en termes d'environnement scolaire sont par exemple les stéréotypes et le sexisme au sein des programmes et des manuels scolaires ; une attitude et des pratiques pédagogiques impartiales liées au genre de la part des enseignants ; la violence liée au genre en milieu scolaire ; et un manque d'installations sanitaires séparées et de points d’accès à l’eau, afin de faciliter la prise en charge de l’hygiène menstruelle pour les filles.

Sources

Action du GPE

Une élève de Madagascar lève son ardoise . Crédit : GPE/Carine Durand

Améliorer l’égalité des sexes est un des huit principes directeurs du plan stratégique GPE 2020 du Partenariat mondial pour la période 2016 - 2020. Parvenir à une plus grande équité, égalité des sexes et inclusion constitue l’un des trois objectifs stratégiques clés du plan.

La Politique et stratégie du GPE sur l'égalité entre les sexes 2016 – 2020 reflète un changement, dans la mesure où il ne s'agit plus de se focaliser sur l'éducation des filles mais, de considérer l'égalité des sexes de façon élargie, en incluant les domaines dans lesquels les garçons sont désavantagés, ainsi que les questions de genre relatives aux enseignants, aux personnels administratifs et aux systèmes.

Plus précisément, le GPE soutient l’égalité des sexes grâce aux instruments suivants :

  1. Des plans sectoriels de l’éducation sensibles au genre : le GPE soutient les efforts des pays qui cherchent à développer, financer et mettre en œuvre des plans sectoriels de l’éducation sensibles au genre. Ces plans comprennent des mesures spécifiques afin de réduire les inégalités liées au genre, et à rendre l'enseignement et l'apprentissage plus sensibles aux besoins des filles comme des garçons. Ils comprennent également des améliorations matérielles au sein des établissements scolaires, telles que l’installation de latrines séparées pour les filles et l’accès aux produits d’hygiène menstruelle. Avec l’Initiative des Nations Unies en faveur de l’éducation des filles (UNGEI), le GPE a développé des directives en soutien à l'analyse et à la planification sectorielles sensibles au genre en matière d’éducation.
  2. L’apport de financements aux pays partenaires pour la mise en œuvre de plans sectoriels de l'éducation favorables à l’égalité des sexes : les budgets nationaux sont complétés par au moins 33 financements du GPE pour la mise en œuvre des programmes, pour un total de 1,5 milliard de dollars.
  3. Un dialogue politique sur l’égalité des sexes : mené par les gouvernements nationaux et comprenant la société civile et d’autres partenaires, afin de favoriser une forte responsabilité mutuelle.
  4. La lutte contre la violence liée au genre en milieu scolaire (VLGMS) : reconnaissant l’importance des phénomènes de VLGMS et de leur impact sur l’éducation des filles, le GPE finance une étude des publications sur la VLGMS à l’échelle mondiale et appuie la démarche de quatre pays (l’Éthiopie, la Zambie, le Togo et la Côte d’Ivoire), afin de mieux comprendre la nature et l’incidence de la VLGMS, d’examiner des approches efficaces de lutte contre celle-ci et de soutenir les stratégies et les interventions nationales.

Le GPE œuvre également de façon trans-sectorielle avec ses partenaires, notamment dans le secteur de la santé, afin de promouvoir des résultats et un meilleur apprentissage en matière de santé.

Résultats

  • Le soutien du GPE a contribué à la scolarisation de 9,3 millions de filles supplémentaires dans l’ensemble des pays partenaires du GPE entre 2002 et 2014.
  • L’écart en matière de taux d’achèvement du primaire entre les filles et les garçons des pays partenaires du GPE s’est réduit entre 2002 et 2014. Ce taux a augmenté de 57 % à 71 % pour les filles et de 68 % à 75 % pour les garçons.
  • Le taux d’achèvement des filles pour le premier cycle du secondaire dans les pays partenaires du GPE a augmenté, passant de 35 % à 47 % ; celui des garçons a augmenté également, passant de 41 % à 52 %
  • Dans les pays partenaires du GPE fragiles et touchés par un conflit, depuis 2002, le nombre de filles achevant le primaire pour 100 garçons est passé de 74 à 88, et de 68 à 82 pour le premier cycle du secondaire.

Sources

Engagements du GPE en faveur de l'éducation des filles

Le Partenariat mondial pour l'éducation soutient d'autres organisations et agences qui s'efforcent de promouvoir l'égalité des sexes et l'éducation des filles dans le monde :